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Sublimer vos extérieurs en pierre naturelle.

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À Bassens, l'art de la sculpture sur pierre révèle les secrets des matériaux naturels

Selon Sud Ouest, le programme CAP33 de la commune propose des initiations toute l'année au domaine de Beauval, encadrées par la sculptrice Raphaëlle Duval — formée à l'Accademia di Belle Arti de…

mis à jour 22 août 2026

À Bassens, l'art de la sculpture sur pierre révèle les secrets des matériaux naturels

Quand la pierre se prend entre les mains, on comprend mieux ce qu'on pose au sol

Je lis avec un sourire que l'atelier de sculpture sur pierre de Bassens, en Gironde, affiche complet depuis plusieurs mois. Selon Sud Ouest, le programme CAP33 de la commune propose des initiations toute l'année au domaine de Beauval, encadrées par la sculptrice Raphaëlle Duval — formée à l'Accademia di Belle Arti de Carrare, berceau historique du marbre blanc. Une quinzaine de participants se succèdent chaque lundi, burin en main, pour tailler des bas-reliefs dans des blocs mis à leur disposition. Et face à l'engouement, de nouveaux créneaux seront ouverts à la rentrée.

Pour qui travaille la pierre autrement — en dallage, en margelle, en habillage — cette actualité locale résonne plus qu'on ne le croit.

Ce que la taille révèle de la matière que l'on pose

Quand je sélectionne une dalle de travertin pour une terrasse, je sais à quoi m'attendre: porosité, veinage, densité, réaction à l'eau. Mais pour un néophyte, ces mots restent abstraits. C'est précisément ce que change la pratique de la sculpture. Tenir un bloc, sentir sous le ciseau où la roche cède et où elle résiste, c'est comprendre viscéralement ce que signifie une « dureté » ou une « granulométrie fine ».

À Bassens, les participants travaillent sur des formats modestes — des bas-reliefs de 21 × 14 cm — et réalisent des motifs variés: animaux, fleurs, poupées japonaises. Ce qui compte, ce n'est pas le sujet, c'est le geste. Chaque coup de ciseau enseigne la direction du grain, la manière dont la pierre gère l'impact, sa tendance à éclater ou à se déliter. Des notions directement transférables quand on choisit un matériau pour un usage extérieur.

Un atelier qui confirme un besoin de contact physique avec la pierre

Gérard Buffier, qui encadre l'atelier durant l'opération CAP33, confie qu'« un grand nombre d'adultes ont franchi le pas et viennent tout au long de l'année, à leur rythme, réaliser leur sculpture ». Ce n'est pas anodin. Dans un marché où l'achat de pierre naturelle se fait de plus en plus sur catalogue numérique, le besoin de toucher la matière reste intact. Je le constate chaque semaine: un client qui a manipulé un échantillon en main, qui a senti son poids et sa texture, fait un choix plus éclairé qu'en se fiant à une photo retouchée.

L'atelier de Bassens, avec ses murs de pierre et ses réalisations exposées comme des trophées, fonctionne un peu comme un showroom vivant. On y apprend que chaque bloc a son caractère — et que ce caractère dicte ce qu'on peut en faire.

Ce que ça change pour vos projets extérieurs

Si vous hésitez entre deux matériaux pour une terrasse ou un bord de piscine, je vous recommande toujours la même démarche: manipulez, testez, grattez. Pas besoin de suivre un atelier complet, mais un contact physique — même bref — avec la pierre que vous envisagez achèvera de vous convaincre ou de vous alerter. Une dalle qui se raye sous l'ongle ne se comportera pas comme une pierre qui résiste au burin. C'est aussi simple que ça.

Pour les curieux de Bassens et des alentours, les inscriptions pour la rentrée se font auprès de Raphaëlle Duval. Et pour ceux qui préfèrent passer directement au choix des matériaux pour leur projet, l'essentiel reste le même: ne jamais commander une pierre sans l'avoir eue entre les doigts.